Faisons donc un tour d’horizon sur les documents requis pour vous permettre d’optimiser vos chances de trouver un emploi en Suisse.
Dans le cadre de la recherche d’emploi, il va falloir envoyer des candidatures. Et pour ce faire, il vous faudra constituer un dossier complet.
Le CV, que je qualifie de carte de visite professionnelle est un document indispensable qui permettra d’avoir un aperçu de vos expériences antérieures.
N’excédant idéalement pas une page, il est possible pour ceux qui sont très expérimentés de détenir un CV de deux pages mais en prenant soin de toujours aller à l’essentiel.
Point important, il n’est pas obligatoire de mettre une photo. Si toutefois vous décidez d’en mettre une, assurez-vous qu’elle soit de bonne qualité avec une tenue adaptée.
En résumé, il doit être structuré et cohérent mais le plus neutre possible.
C’est un bon moyen pour le recruteur d’évaluer votre motivation et vos compétences. Il faut que l’employeur ait envie de vous rencontrer. Elle doit être soignée et surtout sans fautes d’orthographe. Vous ne connaissez pas de professeur de français dans votre entourage ? Ce n’est pas grave. N’hésitez pas à faire relire votre lettre à vos proches.
Il est primordial de commencer dans un nouvel emploi avec un état d’esprit ouvert. Ne pas se conforter sur ses acquis mais au contraire, faire preuve d’humilité afin de pleinement découvrir le nouvel environnement qui sera le vôtre mais aussi apprendre les différences de pratique qui peuvent exister.
« Pour travailler en Suisse, les enjeux sont au-delà de la technicité. C’est la capacité d’adaptation parce que c’est un d’environnement différent. Essayez de décrypter la culture du pays et la mentalité. Il faut venir avec des connaissances mais surtout l’humilité d’apprendre. » Christelle Wouendji, Humans Resources Consultant
C’est un document fortement recommandé pour travailler en Suisse mais pas obligatoire dans tous les cantons. En Suisse, toutes les professions de la santé sont réglementées. Sont considérés comme professionnels de santé :
Ainsi, le métier d’infirmier.ère est soumis à une législation bien encadrée.
A cet effet, pour tout soignant ayant obtenu un diplôme étrangers, la démarche comporte 3 étapes clés :
550 francs suisses si votre diplôme en soins infirmiers ou obstétriques figure dans l’annexe V des directives de l’UE 2005/36/CE Öffnet ein neues Fenster (à partir de la page 124) dans les pays concernés. Vous recevez une facture unique.
En moyenne entre deux et quatre mois. La reconnaissance du diplôme par la Croix rouge permettra d’attester que votre diplôme d’infirmière obtenu est semblable au diplôme suisse. Il faudra vous rendre sur RedCross afin d’entamer la démarche de reconnaissance Croix rouge.
Ils correspondent aux documents que l’on vous remet à la fin de chaque emploi occupé.
Sur ce document, il est indiqué les dates d’emploi, le poste occupé, le nom de la société/organisation dans laquelle vous avez travaillé.
On ne le mentionne pas souvent mais les lettres de recommandation sont très appréciées en Suisse. Ce n’est pas un document obligatoire, mais en tant qu’infirmier ou infirmière, les candidatures sont nombreuses et une lettre de recommandation élogieuse permet à une candidature de se démarquer par rapport à une autre.
Par ailleurs, ne soyez pas surpris si l’on vous demande les coordonnées de personnes avec qui vous avez travaillé (cadres, médecins) afin de prendre des références.
Pour conclure, nombreux sont ceux qui tente l’aventure en Suisse et qui ne le regrettent pas. Sion se réfère aux données statistiques des hôpitaux et des institutions médico-sociales pour l’année 2019, environ 30% des infirmiers diplômés de ces institutions sont détenteurs d’un diplôme étranger.
On en discute ?